Acheter une voiture électrique d’occasion peut susciter des craintes, notamment celle d’hériter d’une batterie usée, entraînant des coûts de remplacement élevés. Cependant, une étude récente menée au Royaume-Uni remet en question cette appréhension. Les résultats montrent que la santé des batteries de véhicules électriques d’occasion est souvent bien meilleure que ce que l’on pourrait croire. En réalité, le véritable risque ne réside pas tant dans la dégradation des batteries, mais plutôt dans la difficulté d’identifier les exceptions problématiques sans un diagnostic approprié.
À retenir
- La capacité moyenne des batteries des voitures électriques d’occasion est de 95,15 %.
- La dégradation des batteries n’est pas systématique et ne constitue pas un risque majeur.
- Le kilométrage seul n’est pas un indicateur fiable de l’état d’une batterie.
Détails
Une étude réalisée par Generational, spécialisée dans l’évaluation des batteries de véhicules électriques, a analysé plus de 8 000 tests en 2025. Les résultats révèlent une capacité moyenne de 95,15 % pour les batteries, ce qui est bien au-dessus des attentes. Ce constat remet en question l’idée reçue selon laquelle les batteries se détériorent rapidement avec le temps. En fait, la majorité des véhicules testés conservent une capacité proche de celle d’origine, ce qui est rassurant pour les acheteurs potentiels.
Cependant, il est important de nuancer ces résultats. L’échantillon étudié inclut principalement des véhicules récents, âgés de cinq ans ou moins. Cela contribue à maintenir la moyenne à un niveau élevé. Les véhicules plus anciens, entre 8 et 12 ans, affichent une capacité médiane de 85,04 %, mais beaucoup d’entre eux conservent des niveaux acceptables. Cela souligne l’importance des conditions d’utilisation, telles que la fréquence des recharges rapides et les décharges profondes, qui peuvent influencer la dégradation des batteries.
En outre, le kilométrage ne doit pas être considéré comme le seul indicateur de l’état d’une batterie. Des véhicules ayant parcouru plus de 160 000 kilomètres peuvent encore afficher une capacité de 88 % à 95 %. Par exemple, une Tesla Model 3 de 2019 avec 182 000 kilomètres affichait environ 79 % de capacité résiduelle, en raison d’un usage intensif des bornes de recharge rapide. Cela démontre que l’historique d’utilisation joue un rôle crucial dans l’évaluation de la santé d’une batterie.
Il est donc essentiel pour les acheteurs de réaliser un diagnostic précis avant d’acquérir une voiture électrique d’occasion. Cela permettra d’identifier les éventuelles exceptions problématiques et de s’assurer que le véhicule répond à leurs attentes. En fin de compte, la dégradation des batteries n’est pas le risque systémique que l’on imaginait autrefois, et dans la majorité des cas, la batterie devrait dépasser la durée de vie du véhicule lui-même.
Conclusion
Acheter une voiture électrique d’occasion ne doit pas être un processus intimidant. Bien que des préoccupations concernant l’état des batteries soient compréhensibles, les données montrent que la plupart des batteries conservent une capacité satisfaisante. En se basant sur des diagnostics appropriés et en tenant compte des conditions d’utilisation, les acheteurs peuvent faire un choix éclairé et serein. Le véritable risque réside davantage dans l’incertitude liée à l’évaluation des véhicules que dans la dégradation des batteries elles-mêmes.