Le marché des voitures électriques en France a connu une croissance significative au premier semestre 2026, avec une augmentation des immatriculations de 64 %. Cependant, cette dynamique cache des modèles qui peinent à trouver leur place sur le marché. Alors que certaines voitures comme la Renault R5 et le Kia EV4 rencontrent un franc succès, d’autres, comme l’Opel Corsa électrique et la DS N°4 E-Tense, affichent des chiffres de vente décevants. Cet article se penche sur les modèles de voitures électriques qui ont le plus de mal à se vendre en France.

À retenir

  • L’Opel Corsa électrique a enregistré seulement 696 immatriculations, un chiffre faible comparé à ses concurrents.
  • La DS N°4 E-Tense et la Polestar 2 souffrent d’un manque d’attrait, avec respectivement 218 et 177 immatriculations.
  • Des modèles comme le Kia PV5 et le Volvo EX90 sont également en difficulté, en raison de l’absence d’éco-score.

Détails

Le cas de l’Opel Corsa électrique est particulièrement révélateur. Avec seulement 696 immatriculations au cours des six premiers mois de l’année, ce modèle peine à se faire une place dans un marché dominé par des modèles plus désirables. En comparaison, la Renault R5 a dépassé les 20 000 ventes, tandis que la Mini électrique a séduit plus de 1 400 acheteurs. Ce contraste met en lumière un positionnement bancal pour l’Opel Corsa, qui doit faire face à une concurrence renouvelée et plus attractive.

La DS N°4 E-Tense, qui a été mise en vente depuis juin 2025, ne fait guère mieux avec seulement 218 immatriculations. Bien que ses caractéristiques techniques soient dans la moyenne du segment, son prix élevé de 46 990 € limite son accessibilité. Ce tarif élevé, couplé à un manque de différenciation par rapport aux autres modèles, fait que ce véhicule peine à séduire les acheteurs, en particulier les flottes d’entreprises qui recherchent un bon éco-score.

Polestar, qui a longtemps attendu avant de lancer ses modèles en France, subit également les conséquences d’une image de marque encore peu établie. La Polestar 2, concurrente directe de la Tesla Model 3, n’a enregistré que 177 immatriculations, tandis que le SUV Polestar 4 a fait légèrement mieux avec 294 unités. Le Polestar 3, quant à lui, est presque ignoré avec seulement 27 ventes. Cette situation souligne l’importance d’une introduction réussie sur le marché et d’une image de marque forte.

Du côté de Kia, bien que certains modèles comme l’EV4 connaissent un bon succès, d’autres, comme le PV5, souffrent de l’absence d’éco-score, un élément crucial pour séduire les gestionnaires de flotte. Avec seulement 142 immatriculations, le PV5 est à la traîne, tout comme l’EV9 et l’EV6, qui n’ont respectivement enregistré que 119 et 154 unités. Le Volvo EX90, un SUV électrique de sept places, a également des résultats décevants avec moins de 100 immatriculations, ce qui est alarmant pour un véhicule de cette catégorie.

Enfin, Leapmotor montre les limites d’une stratégie axée uniquement sur le prix. Le modèle C10 a été immatriculé à seulement 127 reprises, tandis que son modèle B10, plus compact et mieux perçu, a atteint 851 unités. Cela démontre que le prix n’est pas le seul facteur déterminant pour le succès d’un modèle sur le marché.

Conclusion

En somme, plusieurs modèles de voitures électriques peinent à s’imposer sur le marché français, malgré une croissance globale des immatriculations. L’Opel Corsa, la DS N°4 E-Tense et la Polestar 2 sont des exemples de véhicules qui souffrent d’un manque de désirabilité et d’un positionnement difficile. L’absence d’éco-score pour certains modèles complique également leur adoption par les entreprises. Il est crucial pour les marques de repenser leur stratégie afin de mieux répondre aux attentes des consommateurs et de se démarquer dans un marché en pleine évolution.

Sources