Récemment, une Tesla Model 3 a réalisé un exploit impressionnant en reliant New York à Los Angeles, parcourant 4 600 km sans que le conducteur n’ait à toucher le volant. Ce trajet, effectué grâce au logiciel FSD (Full Self-Driving) de Tesla, a été complété en moins de 50 heures, démontrant ainsi les avancées significatives de la technologie de conduite autonome. Cependant, cette prouesse soulève des questions sur la réglementation et l’homologation du FSD en Europe, où les décideurs politiques restent prudents face à ces innovations. Alors que Tesla continue de faire la promotion de ses capacités, le chemin vers l’acceptation réglementaire en Europe semble semé d’embûches.

À retenir

  • Une Tesla Model 3 a parcouru 4 600 km entre New York et Los Angeles sans intervention du conducteur.
  • Le trajet a été réalisé en moins de 50 heures grâce à la version 14.3.2 du logiciel FSD.
  • Les autorités européennes recommandent des tests supplémentaires avant toute homologation du FSD.

Détails

Le trajet de 2 833 miles, soit environ 4 600 km, a été effectué par une équipe de passionnés de conduite autonome, partant du Red Ball Garage de Manhattan, un lieu emblématique pour les amateurs de courses automobiles. Le copilote, Dan Burkland, a confirmé qu’aucune intervention n’a été nécessaire durant tout le parcours, y compris lors des arrêts aux Superchargeurs, où le FSD a géré le stationnement de manière autonome. Ce détail marque une avancée par rapport à des tentatives précédentes, où des interventions étaient nécessaires lors des recharges.

La mise à jour FSD 14.3.2, déployée en avril 2026, a introduit des améliorations notables, notamment une meilleure perception dans des conditions de faible luminosité et une réécriture du compilateur d’intelligence artificielle, réduisant les temps de réaction du système. En seulement quatre mois, le record de traversée sans intervention a été réduit de 58 heures à moins de 50 heures, un gain de 14,5 %. Cependant, il est important de noter que les deux trajets ne sont pas directement comparables en raison de la différence de distance.

Malgré ces avancées, il est crucial de garder à l’esprit que ces « records » sont réalisés dans des conditions très contrôlées. Les équipes impliquées sont préparées et motivées, et les routes choisies sont stratégiquement sélectionnées. De plus, les conditions météorologiques doivent être favorables, et le cadre légal impose qu’un conducteur attentif soit prêt à intervenir à tout moment. Cela soulève des questions sur la fiabilité du système, même si aucune intervention n’a été nécessaire pendant ce trajet.

La communication de Tesla autour de cet exploit arrive à un moment où des préoccupations réglementaires émergent. La veille de cette performance, l’administration flamande a publié des recommandations pour des tests supplémentaires avant toute homologation du FSD en Europe. La Commission technique européenne des véhicules à moteur doit également examiner le dossier lors de sa prochaine session, ce qui pourrait retarder l’acceptation du FSD sur le territoire européen.

Conclusion

En somme, l’exploit de la Tesla Model 3 reliant New York à Los Angeles sans intervention du conducteur met en lumière les avancées de la technologie de conduite autonome de Tesla. Toutefois, les défis réglementaires en Europe demeurent importants et nécessitent des tests supplémentaires avant une éventuelle homologation. La route vers une acceptation généralisée du FSD en Europe semble encore longue et complexe.

Sources